Classement

 

 

COURSE     étape 1 étape 2 étape 3 étape 4 étape 5 Total
1 MARCHAND QUENTIN 2:05:05 1:53:15 1:30:35 2:24:00 1:39:20 9:32:15

2

GEOFFROY RUDOLPH 2:18:26 2:02:28 1:37:20 2:41:50 1:45:28 10:25:32
3 CHOUZY RENE 2:24:40 2:03:40 1:30:35 2:52:00 1:53:00 10:43:55
4 BONNOT SOPHIE 2:27:24 2:05:54 1:40:48 2:41:45 1:57:07 10:52:58
5 THIZON THIERRY 2:24:40 2:11:18 1:46:50 3:17:30 2:00:07 11:40:25
6 PEGHERE PIERRE 2:43:03 2:18:40 1:43:50 2:50:48 2:06:33 11:42:54
7 JELINSKI DIDIER 2:44:10 2:21:20 1:46:50 3:04:00 2:11:12 12:07:32
8 BOUST MURIEL 2:45:55 2:26:57 1:56:30 3:17:30 2:10:43 12:37:35
9 TECHER FABRICE 2:47:25 2:33:45 1:50:50 3:04:45 2:28:30 12:45:15
10 BLANCHARD FRANCOIS 2:52:22 2:34:19 1:57:15 3:34:25 2:08:28 13:06:49
11 JELINSKI ARNAUD 2:56:46 2:31:54 2:11:25 3:22:50 2:24:00 13:26:55
12 MOLES ISABELLE 2:56:05 2:33:45 2:07:10 3:39:40 2:17:35 13:34:15
12 HEMART SANDRINE 2:56:05 2:33:45 2:07:10 3:39:40 2:17:35 13:34:15
14 DIVRY VERONIQUE 3:00:30 2:41:24 2:24:15 3:51:20 2:20:00 14:17:29
15 ROBLIN PATRICK 2:58:25 2:43:37 2:17:15 4:25:20 2:40:40 15:05:17
16 ROBLIN SYLVIE 3:00:40 2:43:37 2:14:25     7:58:42

 

 

Petits mots

Une première expérience sur un Raid qui restera pour moi inoubliable. Des souvenirs pleins la tête, de très belles rencontres, une organisation au top. Merci à tous, merci au staff et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Arno

 

Très belle aventure, que du bonheur. Mon seul regret, c’est d’avoir rencontré le bambou à la 4ème étape !!!Merci pour tout Gérard.

Sylvie

 

Merci Gérard, je commence à aimer l’Asie, c’est presque gagné !

François

 

Je suis partie très angoissée. Grâce à ta mise en confiance, à tes encouragements ainsi qu’à ceux de ton staff et de François, j’ai vécu une aventure des plus exceptionnelles, extraordinaires et je dirais que je ne pensais pas être capable de me surpasser. Encore un grand merci pour cette belle aventure. Bisous.

Françoise

 

Un voyage à l’autre bout du monde et un voyage au bout de soi….Une aventure humaine entre amoureux de la course unis par la même passion et un voyage intérieur bouleversant.

Voilà ce que j’ai vécu pour ce premier Raid et la réussite de cette expérience6chaque course est un prototype-doit son secret à une organisation rigoureuse, un staff attentif et prévenant qui nous a permis d’explorer jusqu’au bout ces terres inconnues. Merci .

Véro

 

Ce petit village au milieu de nulle part s’ouvre à moi et tout se bouscule dans ma tête quand je découvre cette carte postale. Mon récit bien authentique, mais pas une photo.

René

 

Le Raid du bonheur, avec tous les bonheurs du Raid dans sa version lao. Magique et inoubliable !

Muriel

 

Il est des vacances qui laissent des souvenirs inoubliables. Ce sera le cas du Raid Laos(2)2013.Il aura suffit d’une nuit chez les Hmongs.Grands moments !!!Merci à Gérard et son staff de nous permettre ce type de rencontre et d’aventure. Soyez très sincèrement remerciés et rendez-vous pour d’autres aventures en 2014.

Didier

 

Raid Laos, une aventure à ton image. Je me suis éclaté, un pur régal. Rendez-vous en Equateur en 2015,c’est clair.

Pierre

 

Un super 1èr Raid dans un beau Pays grâce à une excellente organisation menée de main de maître par le super Gégé. Rendez-vous en Equateur. Bises

Isabelle

 

Que dire….Que c’était génial…SUPER….Gégé, un organisateur qui pense coureur. Merci pour ce périple.

Patrick

 

(Une parenthèse) dans une vie.(Une parenthèse)exceptionnelle.(Une parenthèse) sportive forte en émotions, où chacun a su trouver au fond de lui la motivation, parfois le courage d’aller jusqu’au bout, une opportunité unique de dépasser ses propres limite et de prendre conscience de son potentiel.(Une parenthèse)humaine riche en émotions, emplie de sourires, de regards, d’apprentissages et d’échanges, de partage, de choses simples qu’on oublie pourtant si vite. La parenthèse se referme mais ramenons avec nous quelques unes des valeurs fondamentales retrouvées dans ce Pays magnifique :Respect et Partage.

Delphine et Fabrice

 

Une aventure, un défi sportif, des découvertes, du partage, des rencontres humaines. Merci à tous et un Grand Merci à toi Gégé pour m’avoir fait vivre tous ces moments inoubliables.

Le Petit Belge une fois

 

J’ai passé un séjour inoubliable. Pays accueillant, paysages variés et sauvages, organisation très bonne et participants très sympas.

Pierre

 

Génial, Extraordinaire, Rêves, Aventures, Rebondissant, Dépaysement en un seul mot GERARD. Merci pour cette aventure.

Rudolph

 

Accorder douleur et symphonie du bonheur, seul un grand chef d’orchestre pouvait en être l’auteur ! Merci à toi O Gégé le beau gosse et au plaisir de faire à nouveau partie de ton chœur.

Sandrine, ex néophyte es raids

 

Le Raid Laos, c’est d’abord une aventure humaine. Un voyage à l’intérieur de notre propre corps, notre propre tête. Un voyage au dessus de ce que l’on peut imaginer. C’est aussi un exploit sportif qui nous fait découvrir nos nouvelles capacités et relativiser nos petits maux quotidiens car il y a une souffrance physique dû à l’effort et on en redemande. En un mot : MAGNIFIQUE.
Karine

 

Je suis venu au Laos pour courir et découvrir un Pays. J’ai des souvenirs plein la tête, des sourires et des « sabaaidi » tout le temps. Au niveau sportif, le parcours nous a permis de découvrir une région, des étapes pas faciles notamment la 4ème sinon quelques coups de cul qui nous faisaient bien souffrir quand même. Un groupe formidable et une équipe encadrante à nos petits soins. C’était vraiment une aventure humaine avec une nuit chez les Hmongs.Merci pour çà Gégé.

Thierry

 

Belle chance pour moi : courir lors du Raid(1), photographier les coureurs et marcheurs du Raid(2).Une vision complète de l’intérieur et de l’extérieur. Ce fut une formidable aventure sportive, humaine, de solidarité entre participants. Et une immersion totale au sein de quelques unes des ethnies qui composent ce Pays verdoyant et montagneux où la population est d’une extrême gentillesse. Merci à tous pour ces grands moments. Le staff, le réceptif local en l’occurrence Phasouk, Charly et Kai de l’agence OffRoad Laos Adventures en permanence aux petits soins pour nous. Et, bien sûr, merci à Gérard, l’organisateur.

Michel

 

Si vous avez aimé le Vietnam, vous adorerez le Laos. Ce Raid, si bien préparé, a permis la découverte mutuelle d’une population et d’un groupe, tous deux extraordinaires ?Au plaisir de vous revoir toutes et tous ainsi que le Laos.

Jeff

 

Une magnifique aventure sportive avec de nouvelles rencontres que l’on n’oubliera pas. Un regain d »énergie positive avant l’hiver grâce aux sourires des Laotiens et à la bonne humeur de chacun. Merci Gégé.

Patricia

 

Sans baguette mais avec des gants, j’ai eu le plaisir d’être le »chef » d’orchestre de cette symphonie en la (os) intitulée symphonie du Nouveau Hmong. J’ai dirigé de brillants solistes (mon staff) et un orchestre (tous les participants) au diapason. Pas de fausse note. Certains ont joué « piano », d’autres « allegro ».Seul bémol, la blessure de Sylvie qui a tapé trop fort sur son xylophone de bambous.

Prochain concert avec, cette fois, de la musique des Andes.

Gérard

 

 

 

Etape 5 par René et Quentin

La symphonie des coqs commence dans le village au lever du jour. Et déjà les villageois s’activent à leurs petits labeurs journaliers sous la dissipation de la brume matinale qui laisse apparaître la montagne environnante. Cette dernière étape ne présente aucune difficulté et sur le visage de chacun d’entre nous une sérénité apparaît. Pour beaucoup, malgré la fatigue accumulée ces derniers jours, c’est avec une certaine nostalgie que nous prenons le départ. Malgré tout c’est un soulagement pour notre corps. Durant le parcours une multitude de souvenirs défilent dans notre tête et il sera bien difficile de fermer la dernière page de cette belle aventure. Le sourire de tous les enfants rencontrés sur le parcours nous permet d’aller puiser dans nos ressources pour cet ultime effort.

A l’arrivée notre gégé local nous accueille avec la satisfaction du devoir accompli. Sous les applaudissements de la population THAI LU, un peu étonné de voir arriver un si grand nombre de personnes. Pour nous tous ce bref instant restera inoubliable. Le repas pris en bordure de l’eau du village THAI DAM fut un moment de convivialité et un repos bien mérité. Un beau carnet de voyage a emporter avec nous. A bientôt le LAOS.

René et Quentin

 

Jour 4 par Muriel et Véronique

Première vision du jour, à 5 heures sur une femme qui prépare le feu dans le logement, un enfant dans les bras, et qui me sourit. Plongée directe dans le village Mhong, bercée par la radio, alors que je n’ai encore qu’un œil ouvert. Le chef de famille s’installe avec sa pipe à eau, tousse un peu et glougloute tranquillement. Le petit déjeuner est un grand moment de convivialité, sur notre table couverte de feuilles de bananiers. Un paradis à ciel ouvert, avec la brume qui se lève dans la vallée, et les habitants souriants autour de nous. Bon, il faudrait aller courir, pas vrai ? On a tous le sourire quand on démarre, mais après, sur ce single, plus personne ne peut se regarder ! Parcours génial très technique et coloré, qui sent si bon la menthe sauvage pour nous guider vers le R1. Les troncs des bambous en travers du chemin sont autant d’obstacles à éviter, un pas prudent devant l’autre, et recommencer… Première rivière, un petite sangsue sur la chaussette, Charlie nous encourage : « Plus qu’un faux plat montant ». La bonne blague ! C’est technique et magnifique. Enfin le R2, Patricia et son sourire réconfortant, Phasouk nous encourage, un coca, une banane. «  Ca descend maintenant », nous dit Patricia…Re bonne blague ! Encore quelques côtes, et enfin ça y est la piste descend. Au soleil, c’est long, et les cuisses travaillent dur, mais on y arrive, le temple, le baobab, la rivière (sans les sangsues !) et voilà le comité d’accueil au village ! Tout le monde est heureux de se retrouver, Patrick arrive courageusement malgré sa blessure, rejoint par Sylvie, qui a 3 points de suture pour une plaie causée par un bambou qui s’est planté dans sa jambe. Un nouveau village plus « cossu », où les cochons sont enfermés. Le logement est luxueux : un dortoir et des futons. Dîner sur place et nuit digne des meilleures colonies de vacances, sous les moustiquaires multicolores… Un raid de bonheur et tous les bonheurs du raid…

Muriel et Véronique

 

 

Etape 3 par Sandrine

 

Jeudi matin, départ de la 3ème étape ayant nécessité une petite préparation particulière la veille, en raison de l’arrivée dans un village Hmong et de la nuit qui s’ensuivrait. Guidés par Gégé quant au remplissage de nos sommaires valises (distribuées par ses soins, de superbes poches plastiques noires à anses… ressemblant de bien près à des sacs poubelles), nous nous sommes mis à l’ouvrage : brosse à dents, duvet, lingettes pour la douche, vêtements pour courir la 4ème étape… somnifères, la nuit s’annonçant…mouvementée !

 

Départ donc ce matin à 9h30 (hé oui, aujourd’hui Messire est trop bon, c’est grasse mat’ !). Hier soir Marco nous a briefés, petite étape mais… à son sourire de pervers pèpère… forcément, ça cachait un truc bizarre…on a vite compris que l’épreuve « moustache », allait être quelque peu compliquée !!! 7 km de route pour se délasser les guiboles un peu endolories, puis zou ! à l’attaque, 3 km avant le sourire angélique et bienveillant de Patricia, et à l’assaut de « coups de cul » sur « coups de cul », puis interminable ascension au milieu de paysages féeriques, de scènes de vie tellement improbables pour nos yeux d’européens… pour terminer en beauté attendus, accueillis et acclamés par, dans l’ordre : la vache marron sur le côté à droite avant le village (eh ouais la vache, pas droit de cité au village quant on ne sait pas se tenir !), la ola des familles cochons déplacées en délégation exceptionnelle pour l’occasion comptant parmi eux le futur sacrifié du soir, Marco et sa voix mélodieuse, tous les concurrents, et enfin nos hôtes Hmongs. Epreuve remportée une nouvelle fois par notre Quentin belge… Il est trop fort ce Quentin !!!

 

Après une hydratation et un ravito en règle, nous découvrons notre lieu de villégiature pour la fin de la journée et la nuit : du pur inconnu, du jamais vu ni vécu ni imaginé ni envisagé… Les photos de Michel parleront mieux qu’aucun mot…Gégé a juste dépassé son objectif : l’émotion a envahi notre groupe, laissant chacun la gorge serrée à tenter de gérer tant bien que mal ses émotions, les larmes proches pour certains…des rencontres irréelles, du quotidien authentique, des scènes indescriptibles… Fin des mots, juste merci ô grand Gégé…Puis l’après midi est passée au rythme du village à installer nos matelas, nos duvets, photographier, observer, s’ébahir…Briefing à 18h ( eh oui, rigueur oblige, même hors du temps, on garde une montre J ) autour de la table construite à l’occasion du raid Laos 1, avec alcool de riz à l’apéro, nappes en feuilles de bananier, repas gastronomique à base d’un supporter de l’arrivée de l’étape suriné en notre honneur (non non pas de panique, Marco est toujours bien en vie !!!) puis accommodé en réel festin de soupes goûteuses et savoureuses à souhait, et autres plats de lamelles tranchées et grillées accompagnées de haricots verts et pommes de terre. Bref, une approche nourrie de la gastronomie Hmong. Et de quoi s’endormir (ou pas d’ailleurs !) le ventre bien plein. Bon il n’est que 19h… le briefing est fait, Marco a prévenu, l’épreuve de demain NE SERA PAS « moustache », le ton est donné…la nuit sera longue avant de quitter le village dans les nuages !

 

Sandrine

 

 

Raid 2, étape 3 , village Hmong

C’était prévisible. Mes photos tirées sur papier depuis notre passage dans le village Hmong

lors du Raid 1 ont eu un beau succès. La vision instantanée sur les écrans des appareils fascine

déjà beaucoup. Mais là, c’est du « concret ». Tout le monde se précipite pour voir. Eclats

de rire des enfants, des adultes. On montre du doigt, on veut toucher, plusieurs emportent

aussitôt leur portrait, telle une véritable relique…

Michel

 

 

J2  mercredi 20 novembre par Didier

Les rues de Nong Kiaw résonnent des « sabadis » du matin (bonjour en Lao) en ce mercredi matin, second jour du Raid. La pluie que nous pensions derrière a refait son apparition quelques minutes avant le départ de cette étape. Comme la veille l’organisation va devoir jouer de la corde raide pour trouver les meilleures options de course et d’accompagnement.

Gérard va-t-il pouvoir utiliser son engin motorisé, ou comme la veille devra-il faire l’étape à pied ? A suivre…

Il faut préciser que les chemins menant aux villages Laotiens sont en terre de latérite. Une matière qui a la particularité de se transformer en patinoire dès qu’on l’arrose.

Et arrosée, elle l’est depuis deux jours.

L’étape sera donc modifiée et constituée d’un aller et retour le long de la rivière Nam Ou pour permettre au staff d’installer les ravitos et assurer l’intendance médicale.

Distance : 23 km pour les coureurs et 11 km pour les marcheurs.

Finalement tout s’arrange, le départ sera donné à 9 h, la pluie s’est arrêtée, le sol commence à sécher.

Les coureurs vous diront qu’effectuer une étape en ligne constituée d’un aller et retour, c’est pas top. Sauf que placé dans un contexte géographique tel que celui dans lequel nous évoluons depuis deux jours change complètement la donne.

Nous découvrons tout au long de la matinée des détails sur le retour que nous n’avions pas vu à l’aller.

Le Staff a-il payé les villageois pour venir nous saluer lors de nos passages successifs ?

Je ne le crois pas, mais force est de constater que nous constituons l’attraction du jour dans ces villages ou le modernisme côtoie le rustique. Nous sommes encouragés par des enfants et des adultes souriants et sympathiques. Nous finirons l’étape dans l’école du petit village de Hatsao, situé à environ trois kilomètres de Nong Kiaw. Moment chargé d’émotion que de voir tous ces bambins répartis en dans trois classes recevoir de nos mains les fournitures scolaires, tapis de sol et autres peluches apportés de France ou achetés sur place. En échange, nous aurons droit à des chants traditionnels et danses Laotiennes.

Les trois maîtresses sont présentes ainsi que le chef de l’école, tous en tenue officielle du parti communiste.

Nous avons vu quelques larmes perler aux coins des yeux de certains coureurs.

Ainsi s’achève cette seconde journée de course.

Didier Jelinski

 

Classement après deux étapes et 48 km

1er Quentin Marchand (Belgique)

2ème Rudoph Geoffroy

3ème René Chouzy

 

 

Deuxième édition du Raid au Laos, mardi 19 novembre 2013, étape 1 par Michel

 

On est retombé en période de mousson ou quoi ? Dès le petit jour, un ciel plombé cachait le sommet des hauts monts encadrant le superbe site de Nongkiaw, petite ville située à environ 150 km au nord-est de Luang Prabang, aux deux « quartiers » reliés par un long pont enjambant la rivière Nam Ou. Dans le groupe de sportifs - 16 coureurs et 4 marcheurs - la bonne humeur a malgré tout régné tout au long de cette journée très perturbée. C’est çà l’esprit Raid. La plupart avoue d’ailleurs préférer ce climat à la forte chaleur que nous avons connue lors du Raid 1 voici quinze jours. Pour sept d’entre eux, il s’agissait même d’un baptême du feu. On dit que ça s’arrose. Ca l’a été copieusement, mais pas dans le bon sens du terme.

La pluie a commencé dès le petit-déjeuner, excluant d’emblée toute circulation des minibus sur les pistes de latérite détrempées et rendues extrêmement glissantes. Pour assurer malgré tout la logistique sur cette étape de 25 km, dont 7 sur le goudron, et offrir un parcours en toute sécurité, le staff a dû très vite improviser. Trouver les solutions pour transporter un minimum de boisson et de nourriture aux deux ravitaillements, faire suivre l’indispensable matériel médical au cas où, amener les petits sacs de chaque participant contenant un minimum de vêtements secs…

Phasouk, toujours réactif face à de telles situations, a réquisitionné un bateau pour emmener ces derniers à l’arrivée de l’étape toute proche de la rivière. Gérard, l’organisateur du raid, lâchement trahi une nouvelle fois par son antique mobylette à peine quelques kilomètres parcourus, a filé illico sur la piste en marchant et en courant. Kai, le sourire aux lèvres en permanence, a effectué nombre d’allers et retours avec sa moto trial pour transporter du matériel, ramener Jean-François le médecin, Patricia l’infirmière, Michel, le photographe (auteur de ce résumé du jour) frustré de ne pas être arrivé à temps pour shooter les premiers franchissant la ligne d’arrivée. Marco, le pisteur-chronométreur, a profité d’une rivière pour décrasser un minimum son VTT blanc qui avait adopté la couleur jaune-marron de la piste. Sur les derniers kilomètres Charly, le second pisteur, a quant à lui été réduit à transporter sur son dos un VTT alourdi de boue collante qui refusait obstinément de faire un tour de roue de plus !

On croise les doigts pour l’étape de mercredi. Et plus encore pour la troisième qui s’achève dans un village Hmong reculé dans la montagne où il n’y a ni électricité, ni eau hormis un mince filet venu des hauteurs canalisé par un bambou, et où nous devons passer la nuit…